Dans cette image énigmatique, nous découvrons un être hybride, humain d'esprit mais à l'apparence extraterrestre, figé dans une jeunesse éternelle.
Ce personnage singulier habite près d'une fontaine qu'il a lui-même édifiée, devenue le théâtre de ses récits mélodieux où il déploie son art narratif tout en vantant les mérites de son eau.
La métaphore surréaliste du robinet jaillissant de ses yeux transforme sa physionomie en source vivante,
libérant non seulement ses sinus mais connectant symboliquement cette créature aux éléments naturels et artificiels de son environnement
- la montagne, les puits et, plus étrangement, les valises.
Cette composition visuelle fusionne l'organique et le mécanique, l'immortel et le transitoire, créant un tableau, où
le conteur devient lui-même partie intégrante de son récit, où
le corps se fait paysage et où l'eau représente tant la parole que la vie qui circule entre différentes dimensions de l'existence.